[Au Pays des Merveilles] [15 raisons]

[Au Pays des Merveilles] [15 raisons]
"Tête, épaules et genoux, pieds (genoux, pieds)
Tête, épaules et genoux, pieds (genoux, pieds)
J'ai deux yeux, deux oreilles, une bouche et un nez
Tête, épaules et genoux, pieds, genoux, pieds."



1) Aux angles de mon cerveau, je souffre de contradictions permanentes mais soyons honnêtes, ça ne m'empèche pas d'éviter tes amnésies psychogènes.
2) On s'appelle, on s'fait une bouffe?
3) J'aime bien lire sur les lèvres... quand elles remuent.
4) De l'usage du couteau sous la gorge.
5) Un fruit pas mûr resté en travers du gosier?

6) Y a un truc qui est sensé battre dans les alentours, non?
7) Non, un trou noir! Engence égocentrique du maaaaal ! :-O
8) Toi aussi un jour, tu auras un "beerbelly" très à la mode auprès des cammioneurs. T'auras ta chance, t'inquiètes!
9) Oui, oui ! Tu crains pas l'asphyxie j'espère? Parce que c'est bien la partie de toi que tu n'arriveras plus à voir bientôt... même en rentrant ton ventre.
10) Surchauffe au niveau 1? Tu peux toujours réfléchir avec ça... dès maintenant.

11) Ca ne ressemble pas à la cuisse de Jupiter. Beau fémur par contre.
12) "Dorénavant je vais me garder *hic* d'être sur les rotules pour toi et j'éviterai aussi *hic* les génuflexions." Amen.
13) Parfois, courir est la seule issue possible (voir article du 8 mars) : Should I give up or should I just keep on chasing pavements?
14) Serai-je un jour, à mon tour, un talon d'Achille?
15) On avance toujours, un pied devant l'autre.

15 raisons: Une tête, des épaules, des genoux et des pieds... entre toi et moi.
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 16:06
Modifié le dimanche 16 mars 2008 17:13

[Le Journal] [Conte sans fée]

[Le Journal] [Conte sans fée]
Tu t'es perdu? Tu l'as trouvé... Je crois! Ne crie pas. Silence... Non... non, ne pense pas à ça. Ne dis rien. Chut. Ne pense pas. Tu vas tout gâcher...

Cours...

Je le tiens entre mes mains... L'instant est fugace, je le sais. J'ai ces mots qui se tissent entre nos doigts, je le regarde avec mes baisers, je le touche avec mes regards. Je me suis rarement connu si muet et si éloquent... Et déjà sa peau me tient hors d'haleine quand il étouffe un "I didn't see that coming... But you did, didn't you?", c'est le scrupule dans un coin de mon oreille... Je m'éteinds là, sans un souffle, ma bougie touchée au coeur. Eternellement, il semble que je sois destiné à tenir la chandelle... Seul dans ma salle de bain, je me fends en mille morceaux dans une seule larme presque sarcastique. Tu m'as trouvé... Je t'ai perdu.

Cours...

"Dans la nuit du 6 au 7 mars, un peu avant 4h du matin, un garçon encapuchonné dont le portrait robot ressemble à celui-ci a été croisé en pleine rue d'Ixelles. Il courait, la respiration haletante entre deux râles pulmonaires... Il courait toujours... il courait vers lui-même. Il se faisait mal, un pas après l'autre, plus vite, pour le sentir, pour le retrouver, pour ressentir, pour crier, pour hurler, pour vomir, pour cracher son coeur atrophié sur le trottoir, pour le voir ce putain d'ulcère... Il courait... Il battait : implosion. C'était physique, enfin tangible. C'était réel..."


About love and self-destruction*





# Posté le vendredi 07 mars 2008 18:30
Modifié le vendredi 07 mars 2008 18:55

[Il était une fois...] [Duffy]

"Je viens d'une communauté très fermée. J'ai déménagé quand j'avais dix ans et j'ai grandi dans l'ouest du Pays de Galles, où j'ai seulement commencé à apprendre l'anglais comme seconde langue. Il était difficile pour moi de prendre part à une conversation, alors je me suis retirée dans l'écriture de chansons (...) Il n'y avait aucun magasin de musique dans ma ville "


De l'initiation à ma chère nostalgie de quais de gare...

"The midnight trains are boarding, all at the ends,
I put my lord and i filled my trunk before it's too late,
I leave the stars to judge, while we moved,
I'm not going to think of you or I'll get the blues...





Not that kind...
Rockferry

Not that kind...
Rockferry"


Credits : Duffy - Rockferry

# Posté le vendredi 07 mars 2008 11:13

[Le Journal] [Mon panier à linge]

[Le Journal] [Mon panier à linge]
Je ne sais pas où je me suis mis. Je suis comme ce vêtement orphelin que j'ai retrouvé au fond d'un tiroir poussiéreux - ils le sont toujours, ne faisons pas exception au cliché - dans le grenier de mes parents il y a quelques années. A l'époque, je me demandais bien quelle utilité on pouvait avoir de conserver un objet dont la fonction était évidente mais dont l'utilisation était rendue impossible par sa seule subsistance. Maintenant, je sais. C'était à mon tour de prendre des gants. M'accrocher au fil, tisser mon lainage autour de belles illusions: des euphories que j'aurais aimé croire increvables et au final, même pas une passion pour le tricot.

Je me suis déshabillé entièrement une fois, je crois. J'ai offert mes mains, plus encore que mes mains, j'ai donné jusqu'à mes gestes et... j'ai perdu le langage... Alors, si je touche à peu près délicatement la peau d'un autre aujourd'hui, j'ai toujours le sentiment d'opérer chirurgicalement, je m'engonce dans des prothèses de fer; je me fais l'amnésique de ce derrière quoi j'aime tellement courir.

Et me voici, à présent manchot du coeur... Moi, grand orfèvre du sentiment, adèpte du Vrai, rêvant du (pas trop) Beau, me voici dans situation aussi banale que confondante de médiocrité. Je suis tout simplement incapable de ressentir quoique ce soit pour quiconque. On pourrait adresser un hasardeux "c'est du beau boulot" à ceux qui ont oublié de nettoyer leur crasse en me passant sur le corps "laundry service required" mais oh! Qu'on se rassure! J'ai encore un cervelet en parfait état de marche, je peux sourire, avoir chaud, goûter, bander, avoir mal, cligner des yeux, je peux prétendre encore avancer dans la vie en mettant un pied devant l'autre... Simplement, on m'a amputé d'un bras! Jamais le même, si bien que lorsque j'enfile l'une de mes mitaines avec tout l'enthousiasme de l'hiver, je perds systématiquement l'autre dans l'indifférence la plus totale...

I'm a hot mess.

# Posté le mardi 26 février 2008 17:50
Modifié le mardi 26 février 2008 18:05

[Au Pays des Merveilles] [La Jeune Fille et l'Arbre]

[Au Pays des Merveilles] [La Jeune Fille et l'Arbre]
Parfois, j'me sens comme tout le monde, j'me déracine. De ma charpente étroite, je m'abats aussi sec, comme à la moindre gerçure de feuilles: Sans élégance, sans lumière... Dis moi, jeune fille roseau, dis moi comment tu plies, comment je romps ; raconte moi l'impulsion de sève dans tes ramifications, tes cimes plus hautes que des plafonds de ciel ; si tu pousses, si tu espères; expose moi un peu tes vues, dessine moi tes paysages... Tu m'apprendras encore à regarder vers le haut? A lâcher du lest... Ainsi quand j'entendrai d'une oreille découverte, tes arbres me murmurer, je n'oublierai pas, dryade aux grands airs, d'adresser un voeu à leurs chants ancestraux...
# Posté le dimanche 24 février 2008 16:53
Modifié le lundi 25 février 2008 09:01