[Au Pays des Merveilles] [Pour la Beauté du Geste]

[Au Pays des Merveilles] [Pour la Beauté du Geste]
J'ai deux ans maintenant. Je commence à comprendre. Je récupère pas à pas. Les signes ne trompent plus. Ils balbutient, ils parlent à ma place... J'ai gesticulé beaucoup pour en arriver là. Ha, il m'est arrivé de brasser de l'air pourtant, de me lancer dans des pantomimes désarticulés, d'imaginer des envolées célestes et de me retrouver les ailes gonflées d'eau... Mais finalement, je ne suis pas fait pour rester au sol. Le temps est à l'optimisme et je dois partir. Je dois sourire, lâcher du leste... Je dois me laisser aller à toi.

Tu verras, quand j'en aurai fini avec ces autres mythes, quand j'aurai franchi ces murs, je pourrai à nouveau accrocher mes promesses à ton fil d'Ariane et m'y hisser, grimper jusqu'à toi, embrasser mon funambule espoir et retrouver enfin confiance en toi... confiance en moi, pour la beauté du geste.


Et en filigrane, merveilleuse année à tous.



# Posté le mardi 01 janvier 2008 16:25

[Le Journal] [Dissonance cognitive]

[Le Journal] [Dissonance cognitive]
Entre mes études et moi-même, il existe, je le conçois, un pacte de non-agression. J'admets de soumettre mon esprit "d'intelligence supérieure" à l'esclavage du conformisme de droit divin (ah, ces franc-maçons!) et l'université fait en sorte de m'offrir les avantages sociaux nécessaires à toute vie équilibrée. C'est une sorte de mariage de convenance! Une union platonique entre un fiancé qui enterre sa vie de garçon et une institution somme toute... mal baisée.

Je suis l'un de ceux qui cautionnent ça. Tous ces mois à convoler en justes noces pour obtenir un bout de papier signé. Brillant.... C'est comme ça qu'on qualifie, chaque année, les couples préfabriqués qui sortent indemnes de l'enseignement supérieur. Et, c'est comme ça aussi que chaque année, on voit la prostitution des idées augmenter . Mais soyons un peu sérieux, qui a le temps de se soucier de ça? Qui en a l'envie? Moi-même, je suis fatigué d'écrire : l'aphrodisiaque s'avère efficace... Ne deviendrais-je bon qu'à mémoriser les centaines de milliers de mots dont on nous vante l'utilité absolue à la seule condition qu'on puisse les recracher tels quels deux fois par an sur la putain fridige, histoire d'honorer la dote? Ca n'a absolument aucun sens... En vérité, on ne sait rien et on apprend rien. On a tout à prouver et on ne crée qu'un cliché de plus.

Mais moi, j'aime faire bonne figure, après tout. Je me retrouve le matin devant le miroir, souris et me prépare secrètement au divorce. Je caresse mes cheveux blancs dans le sens du poil, fénéante dans les préliminaires, acquiesce devant les ébas impersonnels de mes détracteurs et ne songe au final qu'à l'adultère...

Promis, on ranimera la flamme... après les examens.
# Posté le mercredi 26 décembre 2007 14:14
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 15:26

[Au Pays des Merveilles] ["A Brûle-Papillon"]

[Au Pays des Merveilles] ["A Brûle-Papillon"]
Ca ne vous obsède pas vous le temps? Moi, plus je m'éloigne du sol et plus je ressens cette fièvre oppressante. L'air qui entre dans mes poumons. Aaaah, il m'inspire, m'expire, alourdit les ailes de papier que je me suis collées dans le dos: nouvelle crise identitaire, course contre la montre. Je me prends pour un Icare, si proche du soleil, si prompt à m'élancer dans de multiples directions toute poitrine déployée, le coeur battant dans la gorge, criant dans les oreilles, saignant dans la cervelle, jouissant par tous les orifices... Du temps gaspillé au final. Des bises contraires qui me précipitent dans une éternelle gaucherie sentimentale, des chemins parsemés d'or qui brûlent le papillon à la chandelle, des moments qui passent et sans que je m'en rende compte, c'est toute ma substance féérique qui disparaît dans une traînée de poudre... Est-ce que je me vois sincèrement reprendre corps avec une enveloppe vide? Que ferai-je lorsque les aiguilles auront à nouveau atteint leurs pôles?

Je peux encore changer... Rendez-vous compte, vous pouvez me changer. Vous pouvez agir sur moi. Eclater le cadran, ouvrir la cage, libérer la bête sanguinaire... La fin de l'année approche... A vos bougies :)



La ptite histoire du papillon

Est-ce la premiere fois que vous voyez un papillon avec une montre ?
Sa vie est éphémère, il lui faut pourtant voler le plus loin possible,
Peu importe s'il tombe de haut au dernier battement d'ailes.
Mais, obsedé par le temps qui passe, ce peu qu'il lui reste,
Il ne peut ni abandonner cette lourde montre, ni cesser de la regarder;
Voila pourquoi son vol est irregulier...


Credits and copyright : Cyril Rolando pour l'image et la petite histoire du papillon
# Posté le lundi 17 décembre 2007 16:57
Modifié le mardi 18 décembre 2007 11:13

[Le Journal] [Quand j'y repense...]

[Le Journal] [Quand j'y repense...]
Je respire profondémment.

Je garde seulement des scènes fugaces de mes métamorphoses. Il y a des visages amicaux et il y a des paroles qui s'envolent. Il y a tous ces textes disséminés en fumée sur mon blog, aussi irréguliers que mes humeurs et tout aussi constants que mes mues. Et au final, il reste cette sensation de poudre sur moi, ces nouvelles touches de couleur. Sortir de l'état larvaire dans lequel je m'étais plongé... Une fierté sans doute. Mais à penser toujours chrysalide et s'espérer un jour papillon, on s'oublie encore en considérations organiques. Ici il est plutôt question des catalyseurs...

Ceux qui m'apprennent à voir plus profondémment les choses.Ceux qui embrassent un sourire addictif sur mes lèvres.Ceux qui m'imaginent encore trop jeune pour comprendre.Ceux pour qui les mots ne sont plus nécessaires.Ceux pour qui ils ne sont malheureusement plus utiles.Ceux à cause desquels on bat encore de l'aile. Ceux dont on voudrait sentir la présence plus souvent. Ceux qui m'apprennent à mettre le cynisme de côté et ceux qui l'utilisent avec subtilité. Ceux que j'aimerais serrer très fort. Ceux qui aiment se faire oublier. Ceux qui restent.Ceux dont on apprécie simplement l'effet papillon...
# Posté le dimanche 16 décembre 2007 18:14
Modifié le dimanche 16 décembre 2007 18:30

[Au Pays des Merveilles] [Blackjack]

[Au Pays des Merveilles]
Entre vos mains, j'ai tant à gagner et si peu à perdre. J'entends miser pas mal cette fois. Piochez! Allez! Jouez donc mon avenir ! Vous êtes tombés à pic dans les jardins de la jeune Alice, assumez! Et quoi? on s'en tient à carreau maintenant? Autant éviter les jeux de hasard! S'en tenir à un solitaire, défier la loi salique des plaisirs onanistes et simuler encore 52 fois de suite... En bref, se taper le valet.

Entre vous et moi et... de vous à moi, c'est plutôt grâce à vous si mes trèfles à quatre feuilles ne se risquent plus à se flétrir. Elles sont finies les distributions à l'aveuglette, apaisées les batailles contre les murs. Et si les ramis sans famille se consolent, si nos pokers menteurs se révèlent enfin, alors faites vos jeux, amis et jolis coeurs.

A vous, ces as dans ma manche, à vous... cette carte blanche. Merci.







# Posté le lundi 10 décembre 2007 17:39